
Nos dossiers de prisonniers de conscience

Mer Rouge ou le long calvaire des victimes de Formosa 2016-2022
“Mer Rouge : Le désastre moderne du Vietnam”. C’est un film qui retrace le combat des victimes de la pollution maritime par Formosa réalisé par le cinéaste indépendant et activiste vietnamien en exil Thuc Pham et produit par l’écrivain et productrice primée Nancy Bui. Le film commencera par des portraits de militants vietnamiens qui ont organisé des manifestations publiques et aidé les victimes à intenter un procès à l’entreprise, exigeant une indemnisation équitable et le nettoyage des zones polluées. Nombre de ces militants ont ensuite été emprisonnés. Ils font partie des prisonniers de conscience dont le Cosunam demande la libération

Journée internationale des droits de l’Homme 2021
Décembre 2021- Pour ne pas les oublier, alors qu’ils sont emprisonnés dans des conditions sanitaires et médicales effroyables, le Cosunam publie un rapport sur une trentaine de prisonnières et prisonniers de conscience identifiés à ce jour. Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive , Amnesty International et Reporters sans frontières avançant un chiffre d’au moins 250 détenus politiques dans les geôles vietnamiennes.

Dông Tâm et la loi dite Magnitsky
Avec l’adoption de Global Magnitsky Act, un nouvel outil international de défense des droits de l’homme, le Cosunam demande que les instances concernées puissent considérer et entreprendre des sanctions adéquates et nominatives à l’encontre des responsables du drame d’expropriation sanglant de Dong Tâm. Le rapport Dông Tâm & Viettel en sera un premier test.

Appel de la communauté internationale pour Dông Tâm
Ce drame a été évoqué dans nos précédentes éditions. Lê Dinh Kinh, le patriarche de 80 ans du village de Dông Tâm, ancien membre du Parti, a été sauvagement abattu. Sa famille dispersée et emprisonnée. La véritable justice était totalement absente dans ce drame national. Une parodie de procès a eu lieu en septembre dans le pur style stalinien avec menaces sur témoins, intimidations aux avocats et extorsion d’aveux aux 29 accusés.

Tran Thi Nga, battue et menacée de mort
Mme Tran Thi Nga, 41 ans, mère de famille avec deux enfants, est issue d’une famille pauvre du Vietnam rural, et ancienne travailleuse migrante à Taïwan. Elle est connue pour sa lutte contre la traite des personnes, dont elle a elle-même été victime, et les expropriations de terres. Le 25 juillet 2017 le tribunal populaire de Ha Nam, dans le sud de Hanoi, l’a condamné à 9 ans de prison suivis de 5 ans d’assignation à résidence. En janvier 2020, elle a été libérée et expulsée de force avec sa famille aux Etats-Unis.

Dang Minh Mân libérée après 8 ans
Nguyễn Đặng Minh Mẫn (née le 10 janvier 1985), initialement esthéticienne, milite pour les droits de l’homme au Viêt Nam. Observant les inégalités sociales dans son pays, elle devient journaliste photo et publie des photographies en ligne. Le 31 juillet 2011, Minh Mẫn, sa mère et son frère sont détenus arbitrairement par les autorités vietnamiennes. Grâce à une campagne internationale, Man a été libérée depuis le 2 août 2019 et a retrouvé sa famille après avoir assumé avec courage et détermination son emprisonnement.

Nguyen Van Dai, l’avocat engagé des dissidents
Nguyen Van Dai a été arrêté le 16 décembre 2015. C’est un avocat et blogueur. Il a fondé en 2006 le Comité pour les droits de l’homme au Vietnam. Dai a voyagé à travers le Vietnam pour enseigner aux étudiants en droit et former de jeunes militants sur les droits de l’homme, la conduite à tenir face aux interrogatoires de la police.

Dang Xuân Diêu 2013-2017, maltraitance et torture
Dang Xuan Diêu, né en 1979, ingénieur, blogueur et militant chrétien social a été condamné à 13 ans de prison en janvier 2013 sur des accusations arbitraires de complot. En novembre 2014, Le Cosunam a rédigé une pétition qu’une délégation de ses membres a tenu à remettre en mains propres aux autorités consulaires de Genève . Dang Xuân Diêu a été finalement libéré et expulsé du Vietnam en 2017.